La Voie du Milieu

Voie du Milieu

Si une image vaut mille mots, alors une expérience vaut un millier d’images.

Chaque personne à un moment ou l’autre de sa vie doit faire face à la souffrance et aux motifs de la souffrance. Chaque personne doit supporter la douleur physique, mentale et spirituelle car sans cette douleur il n’y aurait pas de possibilité d’apprentissage pendant que nous sommes sur cette planète, il ne pourrait y avoir aucune purification et la possibilité de se débarrasser des impuretés qui enveloppent l’esprit des humains à présent. L’unique solution à ce problème est de vivre selon la Voie du Milieu.

La Voie du Milieu est basée sur les Quatre Nobles Vérités de Gautama, plus communément connu en tant que « L’Illuminé ou le Bouddha ». Gautama enseigna que toute chose détient la POSSIBILITÉ de souffrance, ce qui signifie que chaque incident de vie peut aboutir à la douleur, le malaise ou le désagrément. PEUT ! Il n’est déclaré nulle part que toute chose DOIVE causer de la souffrance. Nous nous infligeons nous-mêmes beaucoup d’épreuves dans nos vies quotidiennes purement et simplement par la façon dont nous vivons et pensons. De nombreux humains cherchent constamment à blâmer les autres - plusieurs à cause d’une possibilité d’un gain financier ; comme si l’argent tenait toutes les réponses à leurs malheurs, souffrances, inconforts ou contrariétés - plutôt que de chercher à résoudre le fond du problème dans leur vie : eux-mêmes !

Première Noble Vérité : Si je suis malheureux, c'est parce que je ne vis pas dans le bonheur, en harmonie avec la Nature. Et si je ne vis pas harmonieusement, c'est parce que je n'ai pas encore appris à accepter ce monde tel qu'il est, avec tous ses désavantages et ses POSSIBILITÉS de souffrance. Je ne puis accéder au bonheur qu'en comprenant ces causes de malheur et en m'efforçant de les éviter. (La Robe de Sagesse p. 63) Il est quelquefois impossible d’éviter ces causes ; il me faut alors apprendre à prendre le rugueux avec le lisse. La paix est l’absence de conflit intérieur et extérieur.

Deuxième Noble Vérité : Cette Noble Vérité explique l'origine de la souffrance, qui est l'envie, la soif insatiable des plaisirs des sens, ou des richesses. Nous savons, car on nous l'a appris, que la souffrance suit immédiatement une mauvaise action, elle est le résultat d'une attitude mauvaise à l'égard du reste du monde. Le monde en soi n'est pas mauvais, mais certains de ses habitants le font apparaître ainsi, et c'est notre propre attitude, et nos propres défauts qui font paraître le monde mauvais. Chacun a ses désirs, ses appétits, qui le contraignent à faire des choses auxquelles il ne se livrerait jamais s'il était libéré de ces désirs et de ces appétits. Le Grand Enseignement de Bouddha, c'est que ceux qui désirent ne peuvent être libres, et une personne privée de liberté ne peut être heureuse. Par conséquent, vaincre ses désirs est le premier pas vers le bonheur.

Troisième Noble Vérité : l’une des plus courtes et des plus simples parmi les Quatre Nobles Vérités comme l’enseigna Gautama, dit que si l'on cesse de désirer ardemment une chose, on cesse de souffrir de ne pas la posséder, ainsi la souffrance cesse avec le désir. L'individu qui désire, convoite généralement le bien d'autrui, il est obsédé par les choses que possède son voisin et, lorsqu'il ne peut les avoir, son ressentiment le pousse à détester ce voisin. Cette attitude provoque la frustration, la colère et la souffrance. Si l'on convoite une chose qu'il vous est impossible d'obtenir, on est malheureux. Tous les actes inspirés par la convoitise rendent un être malheureux. Le bonheur ne peut être atteint que lorsqu'on cesse de désirer, lorsque l'on prend la vie comme elle vient, le bon et le mauvais à la fois. Il est inutile de pleurer sur le lait renversé puisque ça ne résout pas plus le problème que ça ne ramasse les dégâts.

Quatrième Noble Vérité : nous arrivons à présent à la quatrième des Quatre Nobles Vérités, qui se divise en huit parties appelées la Sainte Voie des Huit. Ce sont les huit étapes que l'on doit franchir si l'on veut se libérer totalement des désirs de la chair. Ne confondez pas l’envie avec les aspirations.

(1) Le Point de Vue Juste : Comme l'a enseigné Gautama, nous devons avoir un point de vue juste quand nous considérons le malheur. Une personne malheureuse doit découvrir précisément en quoi et pourquoi elle est malheureuse, elle doit s'interroger et découvrir la cause de son état. Cela fait, cette personne peut alors chercher à atteindre la quatrième des Quatre Nobles Vérités qui est : Comment trouver le bonheur ? Avant de nous embarquer pour le grand voyage de la vie, la conscience et l'esprit tranquilles, et avec l'espoir que notre vie ne sera pas vaine, nous devons connaître notre but. Ce qui nous amène tout naturellement à la deuxième étape de la Sainte Voie des Huit :

(2) Les Aspirations Justes : Chacun aspire à quelque chose, recherche un profit mental, physique ou spirituel. Nous pouvons ainsi aider les autres, ou nous aider nous-mêmes. Malheureusement, les êtres humains ont l'esprit confus et ne savent percevoir ce qu'ils devraient percevoir. Nous devons nous dépouiller de toutes les valeurs fausses, de tous les mensonges, et voir clairement ce que nous sommes et ce que nous aspirons à être, ainsi que ce que nous désirons. Nous devons renoncer aux valeurs fausses, sources de malheur. La plupart des gens ne pensent que « moi », « mien ». La plupart des gens sont égoïstes et n'ont que faire des besoins des autres. II est essentiel que nous nous considérions comme des objets dignes d'être étudiés, que nous nous examinions comme nous jugerions une autre personne. Aimons-nous cette personne ? Aimerions-nous l'avoir pour amie ? Aimerions-nous vivre avec elle toute notre vie, manger, dormir avec elle ? Ainsi, pour réussir sa vie, l'on doit avoir de justes aspirations, et par conséquent :

(3) La Parole Juste : Cela signifie que l'on doit veiller à ce que l'on dit, se garder de médire ou de répandre des rumeurs sans fondement. On doit toujours accorder aux autres le bénéfice du doute, et se taire lorsque les paroles risquent de blesser quelqu'un d'autre ; on ne doit parler qu'à bon escient et lorsque les paroles peuvent secourir. La parole peut être plus mortelle que l'épée, plus venimeuse que le venin des serpents. La parole peut détruire une nation. Ainsi, nous devons veiller à avoir toujours la parole juste, ce qui nous sera facile si nous observons :

(4) La Bonne Conduite : Si l'on se conduit bien, on ne parle pas mal. Ainsi, la conduite juste contribue à découvrir la parole juste et les justes aspirations. La bonne conduite interdit à une personne de proférer des mensonges, de boire à l'excès, de voler son prochain. Gautama a enseigné que nous étions le produit de nos propres pensées. Ce que nous sommes maintenant est le résultat de ce que nous avons pensé dans le passé. Donc, si nous sommes justes maintenant, si nous nous conduisons bien, nous serons justes et bons plus tard. Gautama a dit : « La haine ne peut être combattue par la haine. Elle ne peut être vaincue que par l'amour. » Il a dit aussi : « L'homme doit vaincre la colère de son prochain avec son amour, il doit vaincre l'esprit mauvais des autres à l'aide de sa propre vertu ». Nous ne devons pas répondre aux injures par des injures ni aux coups par des coups. « Si quelqu'un te maudit ou t'injurie, dit Gautama, tu dois renoncer à tout ressentiment et prendre dans ton esprit la ferme résolution de ne pas te laisser troubler et de ne pas prononcer une seule parole de colère. Tu resteras bon, amical, tu n'auras pas de dépit ». Notre foi bouddhiste est celle de la Voie du Milieu, un code de vie qui nous enseigne à faire aux autres ce que l'on voudrait qu'ils nous fissent. Le précepte suivant de la Sainte Voie des Huit est :

(5) La Vie Juste : Selon les enseignements du Bouddha, certaines occupations sont mauvaises pour l'homme, certaines activités sont néfastes au vrai croyant. Par exemple, un véritable bouddhiste ne pourra être boucher, ni marchand de poissons, ni vendeur d'esclaves, ni posséder des esclaves. Un bouddhiste ne doit pas boire d'alcool, ni en vendre ni en donner. Rien qui puisse faire du mal à une créature vivante. En blessant les autres on ne fait que se blesser soi-même et en aidant les autres, on s’aide soi-même. C’est aussi simple que cela.

(6) L'Effort Juste : Cela signifie que l'on doit progresser comme on le peut et selon ses forces le long de la Sainte Voie des Huit. Une personne cherchant à progresser ne doit pas s'impatienter ni tenter d'aller trop vite avant d'avoir bien étudié les leçons qu'elle doit apprendre. Mais d'autre part, le croyant ne doit pas rester en arrière en péchant par excès de modestie et fausse humilité. Une personne ne peut progresser qu'à sa propre allure :

Le maître vient seulement quand l’élève est prêt spirituellement et JAMAIS quand l’élève pense qu’il est prêt. C’est justement parce qu’il ne sait pas, qu’il est encore en train d’apprendre et n’est donc pas en position de savoir s’il est prêt ou non, qu’il est un élève.

(7) L'Esprit Juste : C'est l'esprit de l'homme qui gouverne ses actes. La pensée est mère de l'action ; dès que l'on pense à une chose, on a fait le premier pas vers son exécution et certaines pensées manquent d'harmonie. Les désirs physiques risquent de distraire l'esprit et ils sont néfastes. On peut désirer une nourriture trop abondante ou trop riche ; le désir ne provoque pas de douleurs, mais l'excès de table est douloureux. Le malheur et la souffrance découlent de ces excès, lesquels découlent eux-mêmes de la pensée qu'on en a eue. Le bouddhiste ne doit pas oublier que les sensations sont fugaces, qu'elles vont et viennent comme le vent qui change à tout moment. Les émotions sont instables et l'on ne peut s'y fier. On doit donc entraîner son esprit à n'avoir que des pensées justes, quels que soient nos désirs fugaces.

(8) La Juste Contemplation : Le yoga, Gautama le savait, n'est en aucune façon le moyen d'atteindre la spiritualité. Le yoga n'est qu'une suite d'exercices destinés à permettre à l'esprit de contrôler le corps, à subjuguer le corps selon les commandements de l'esprit. Ils ne sont en rien destinés à élever la spiritualité. La Juste Contemplation consiste à chasser de l'esprit les pensées intruses, à prendre connaissance de ses besoins réels. Elle permet de méditer, de contempler, afin que, sans raisonnement d'aucune sorte, l'on puisse savoir par intuition ce qui est bon ou mauvais pour soi-même.

La Voie des Huit a un but, un objectif, celui d'atteindre le Nirvâna. Le Nirvâna signifie en réalité la cessation de tout désir, de toute convoitise. Délivrés de leur convoitise et de tous les autres désirs des sens, un homme ou une femme parvient à la béatitude. Le Nirvâna, c'est la libération de la chair, la libération des désirs et des appétits charnels. Cela n'implique pas la cessation de tout, de tout savoir ou même de la vie. Il est faux de prétendre que le Nirvâna veut dire que l'on atteint le néant, et cette fausse interprétation a été propagée par des ignorants qui parlaient de choses qu'ils ne comprenaient pas.

Le Nirvâna n'est donc pas seulement un état de contentement béat, mais un achèvement des connaissances spirituelles et une libération totale des désirs de la chair. L'état de Nirvâna est un état de pureté mais même lorsqu'on l'a atteint et que l'on est délivré totalement des appétits sensuels, on doit encore travailler, étudier les choses de l'esprit afin de progresser vers d'autres niveaux d'existence. Plus vous connaissez de choses, plus vous avez à en apprendre.

On nous enjoint de lire, d’étudier les Écritures saintes et d’écouter avec attention les enseignements des hommes sages. Cependant, tous les mots imprimés et tous les mots écrits doivent simplement servir d’aliment pour le travail de son propre esprit, afin que quand il nous est donné de faire une expérience, nous puissions la relier aux Grandes Vérités telles que proposées par d’autres. Cela signifie que l’on ne peut aller loin en n’étant qu’un simple théoricien ; il nous faut être un étudiant de la pratique autant que du mot écrit. L’on affirme qu’une image vaut plus que mille mots, mais je dis qu’une expérience vaut plus qu’un millier d’images.

Dans le monde trépidant d’aujourd’hui vous pouvez ne pas réussir à réaliser toutes les Nobles Vérités dans cette seule vie-ci, mais ne voyez pas ça comme un échec parce que ça n’en est pas un. Le fait d’essayer de réussir dans cette vie vous AIDERA dans la prochaine. Il est possible d’atteindre le statut de Bouddha quelque soit votre situation dans la vie. La seule chose qui importe est – comment vivez-vous ? Vivez-vous selon la Voie du Milieu ? Vivez-vous selon la Règle d’Or qui enjoint de « Faire aux autres ce que nous voudrions que les autres nous fassent » ? Si oui, alors vous êtes sur la voie qui mène au statut de Bouddha. En gardant des pensées pures, nous éloignons de nous les pensées impures ; nous renforçons ce à quoi nous retournerons quand nous quitterons le corps physique, parce que tout ce que nous faisons ici profite à notre Sur-moi et profite à soi par la même occasion, puisque nous sommes une seule et même chose.

Tous les dix-neuf livres du Dr Rampa VONT vous aider vers la réalisation de votre but spirituel sans les nombreux chichis superflus ou les obstacles que beaucoup de sites Web ajoutent.