Mort et Affliction

Mort et Affliction

Le chagrin excessif pour ceux qui nous ont quittés leur cause de la souffrance, il les retient désagréablement vers la Terre.

Mort et Affliction sont deux sujets sérieux qui doivent être clairement expliqués puisque l'Occidental moyen ne comprend pas pleinement le but de la mort et de l'affliction. Ces deux sujets peuvent – et le font constamment – causer de nombreux problèmes à un grand nombre et ne le devraient pas. Comprendre la mort est chose très importante car quand le « corps » meurt ce n'est certainement pas la fin de tout ; en fait, c'est un commencement.

La mort en ce monde est une naissance dans le suivant. Naissance et mort sont une même chose. Développons un peu le sujet : quand un bébé « vient au monde » et que le cordon ombilical est coupé, il « meurt » en fait au monde de sa mère pour naître dans un nouveau monde. La mort est quelque chose qui effraie les gens seulement parce qu'ils craignent l'inconnu et pensent que la mort est douloureuse. En fait, la mort elle-même est totalement indolore tandis que mourir peut éventuellement être douloureux.

Pour vous aider à mieux comprendre, voyons ce qui se passe dans le processus réel d'une personne qui se meurt et puis meurt de ce que nous appelons une mort naturelle. Nous allons utiliser un Chrétien comme exemple puisque c'est la religion la plus populaire pour l'Occidental – ainsi, ce sera plus facile à suivre.

Une personne sur le point de mourir commencera par avoir une sensation d'engourdissement montant de ses pieds vers ses genoux, se propageant lentement vers le haut. La lumière s'efface comme si un nuage passait sur le visage de l'individu, celui-ci commençant à ressentir le froid engourdissement qui monte jusqu'aux hanches, jusqu'à la taille, lentement, lentement, pour finalement atteindre le coeur. Il regarde autour de lui avec des yeux qui deviennent rapidement aveugles, mais qui commencent à percevoir des ombres autour de lui. Il y a le bruissement de voix étranges, qui lui sont incompréhensibles pour le moment, car son ouïe est en train de changer. Ses yeux embrumés se voilent. Lentement il perd sa vision physique et commence à voir dans l'astral – ce qui explique pourquoi certaines personnes voient des choses qui restent invisibles à ceux rassemblés autour d'elles, et qui de ce fait assument que le mourant délire – l'ignorance seule est aveugle.

Un froid glacial, lentement, atteint maintenant le coeur. Avec un dernier râle convulsif, le mourant entre en agonie. Son coeur s'arrête. L'oxygène cesse de parvenir au cerveau. Le corps physique a encore quelques réactions, mais la personne, maintenant, ne souffre plus. C'est à ce moment précis que « l'Ange de la Mort » aura placé sa main sur le front du corps physique du mourant afin de relâcher l'esprit qui y vit.

Également, au même moment, il peut percevoir des bien-aimés autour de lui ; non pas des bien-aimés du monde physique mais ceux du monde astral. Ceci est une chose tout à fait normale puisqu'il existe des aides qui sont là tout spécialement à attendre le moment où le corps astral se sépare du corps physique, afin de lui donner toute l'assistance nécessaire, exactement comme à la naissance d'un bébé il y a des gens qui attendent son arrivée ; ainsi vous n'êtes jamais seul. La mort sur la Terre est une naissance dans le monde astral et des aides entraînés sont là pour donner tous leurs services spécialisés. Il n'y a donc aucune crainte à y avoir ; il ne devrait jamais y avoir de crainte de la mort.

Graduellement, la Corde d'Argent devient plus ténue, cède finalement et le Bol d'Or est brisé. La forme astrale nouvellement composée hésite, puis, avec une faible secousse, entre en mouvement pour gagner de plus en plus rapidement un plan inconnu.

Note : ça peut prendre jusqu'à 3 jours terrestres pour que la Corde d'Argent se détache entièrement et que le Bol d'Or soit brisé, donnant ainsi la liberté totale au corps astral, et le corps physique ne doit pas être incinéré durant cette période.

Si cette personne a été très fidèle à sa religion, les choses ne se passeront pas si simplement. Prenons un exemple et disons que notre homme (un vieil homme) était Chrétien. Toute sa vie il avait été croyant. Il n'avait jamais cru à la réincarnation mais à la résurrection de la chair, au jour du jugement dernier. Il croyait que tous les corps enterrés ou incinérés renaîtraient à la vie même après des millions d'années. Et maintenant, dans sa forme astrale, il était perdu, perdu et errant, victime de ses croyances qui n'étaient que promesses trompeuses et auxquelles il avait adhéré pendant si longtemps. Il ne croyait plus en rien ; les morts reposaient, solitaires, dans une tombe ou dans une urne. Mais il était vivant - vivant sous une autre forme. Autour de lui, c'étaient les ténèbres du néant et la ronde des anges. Il s'accrochait désespérément à l'idée des anges. A regret, il rejeta la pensée de la résurrection. N'était-il pas vivant, dans un état différent ? Mais néanmoins il pouvait voir les anges. Qu'on me laisse vivre pour le moment, pensa-t-il, et il lui sembla qu'il tombait. Ses pieds étaient-ils des pieds astraux ? Les pieds de l'esprit ?

Ils lui paraissaient solides et sous eux le sol était doux et moelleux. Il tomba et le voile s'écarta ; regardant autour de lui, il vit les anges qui volaient, les chérubins assis sur les nuages, tandis qu'il entendait des choeurs répétant le même chant monotone. Puis, dans le lointain, il vit la lumière dorée des Portes du Paradis.

Il se précipita en avant, attiré par la lumière. Après un temps impossible à définir, il parvint devant un édifice immense. Une silhouette étincelante avec une épée de lumière lui barra la route : - Qui êtes-vous ? fit une voix. Le vieil homme déclina son identité. Un autre personnage étincelant ouvrit un grand livre et en tourna les pages. - Vous êtes attendu. Entrez ! Le Grand Livre fut refermé. Les portes s'ouvrirent et le vieil homme - jeune et nu maintenant – entra.

Le visiteur demeura en extase devant le faste de ce que sa religion lui avait enseigné. Anges, chérubins, séraphins, tous étaient autour de lui. Les Phalanges Célestes chantant en choeur à différentes altitudes, Saint-Pierre, l'ange chargé du Grand Livre de la Connaissance, dans lequel était gardé le rapport sur chaque âme existant sur terre et où étaient inscrits le bien et le mal accomplis par chaque individu. Le visiteur éprouvait à présent un malaise de plus en plus grand.

Il prenait conscience que ce qui l'entourait n'était pas réel. C'était une pantomime. Il se demandait à quel moment il s'était fourvoyé. Sa religion avait-elle des failles ? L'idée de la résurrection lui revint. Et si les anges et les saints étaient aussi peu authentiques que la résurrection ? Comment des corps morts et décomposés depuis longtemps pourraient-ils s'être assemblés au dernier coup de trompette du jugement dernier ? Où se tiendraient-ils ? Comment seraient-ils vêtus et nourris ? Cet aperçu du paradis était décevant, pensa-t-il sans plus croire ce que ses sens lui disaient. A peine avait-il formulé ces doutes qu'il y eut un fracas effroyable ; tout l'édifice s'écroula et la lumière s'éteignit. Mais une lumière plus forte encore apparut.

Le vieil homme regarda autour de lui avec respect. Accourant vers lui, il vit des gens qu'il avait connus lors de sa dernière vie sur la terre, des gens qu'il avait aimés. Un petit animal se précipita vers lui. C'était un chat. Puis, une autre forme vint à lui et dit : - Vous êtes délivré de vos illusions. Vous êtes de retour à la maison, sur la Terre de la Lumière Dorée. Vous y resterez jusqu'à ce que vous – et vous seul - ayez décidé ce que vous voulez faire.

C'est ainsi que beaucoup de religions égarent les individus. La vraie sagesse ne vient que si l'on garde l'esprit en éveil. Une fois décédé vous devrez appeler à l'aide et elle « VIENDRA ». Cela se fera par télépathie et vous n'avez pas à vous inquiéter de ne pas être télépathe ici sur cette Terre, car cette faculté vous sera automatiquement rendue une fois sur le plan astral. Des amis apparaîtront pour vous aider en chemin. Vous n'êtes « JAMAIS » laissé seul.

Une des grandes abominations de notre époque est l'attitude des entrepreneurs des pompes funèbres, qui, pour des raisons économiques, essaient de camoufler la mort en un long sommeil bienheureux. C'est ainsi qu'en Amérique on maquille le visage des morts, qu'on frise leurs cheveux et qu'on les installe sur des coussins, comme des gens qui se seraient assoupis. On a l'impression que tout, de nos jours, conspire à masquer le chagrin, comme s'il y avait de la honte à montrer que la mort d'un être aimé nous affecte.

Le chagrin que nous éprouvons est souvent teinté d'hostilité, due à l'impression d'être abandonné par le défunt. Réfléchissez à cet aspect du problème qui, bien qu'irrationnel en apparence, est profondément vrai ; celui qui reste éprouve une hostilité inconsciente à l'égard du défunt, et un sentiment de culpabilité. Avons-nous fait tout ce que nous devions pour celui qui souffrait ? Aurions-nous pu le sauver ? Amoindrir ses souffrances ? Quand nous perdons un proche, nous nous interrogeons : a-t-on fait tout ce qui pouvait être tenté ? Si la réponse est négative, elle nous prive de la paix de l'âme.

Les entrepreneurs de pompes funèbres se donnent un mal fou pour faire croire que le cadavre est tout simplement un corps endormi. Ils falsifient les valeurs et, de l'avis du Dr Rampa, c'est vraiment une erreur de présenter un corps dans une attitude anormale – anormale pour la mort – et faire semblant que la personne n'est qu'endormie. Nous devrions avoir un nouvelle conception de la mort. Un grand homme comme Churchill n'avait pas peur - quand l'occasion le justifiait - de laisser couler ses larmes ; et il n'en était que plus grand.

Vous vous demandez comment aider quelqu'un qui souffre à cause de la perte d'un être aimé. Ne soyons pas hypocrites et ne parlons pas d'un parent car, pour les jeunes d'aujourd'hui, la perte ou la mort d'un parent âgé et encombrant est bien souvent ressentie comme un soulagement. Et c'est la honte de se sentir soulagés qui leur fait dire du disparu : « notre parent bien-aimé ». La première réaction, quand la mort survient, doit être d'en considérer la réalité et d'accepter l'idée que les choses, désormais, seront différentes. Il y aura tout d'abord les inévitables formalités et les frais. Des fonctionnaires sans cœur voudront leur part de l'héritage, quel qu'il soit.

On peut apporter une aide réelle à une personne dans l'affliction en l'écoutant, en lui laissant dire son chagrin et évoquer le passé avec le disparu. De cette façon, toute culpabilité - si elle existe - s'atténue ou disparaît. Il importe d'aider celui qui est dans le chagrin et de ne pas lui permettre de dissimuler sa peine, car celle-ci doit s'épancher. Pour cela, il faut écouter. Le refoulement du chagrin peut amener à de très graves problèmes de santé, à une profonde dépression. J'ai vu une jeune femme équilibrée et comblée qui subit de graves troubles mentaux à la mort d'un proche. Cela n'aurait pas lieu si les voisins et les amis entouraient la personne dans l'affliction, l'engageaient, même par une attention silencieuse, à parler et à se livrer.

Une personne qui est écrasée de chagrin, qu'elle ne fait que refouler, souffrira plus tard d'ulcères ou de sévères problèmes intestinaux, ou même se mettra à souffrir d'arthrite. Dans les cas extrêmes, la schizophrénie peut apparaître. Ce sont tous des faits médicaux établis. Cela n'aurait pas lieu si les voisins et les amis entouraient la personne dans l'affliction, l'engageaient, même par une attention silencieuse, à parler et à se livrer. Plus d'une fois, il m'est arrivé d'entendre une veuve dire : « Si seulement j'avais agi autrement, il serait encore parmi nous aujourd'hui. » Il y a également ceux qui se lamentent égoïstement : « Pourquoi m'a-t-il laissée ? Que vais-je devenir ? »

Le pire est encore l'éloge du défunt : des phrases vides, des mots... Tout être, sitôt disparu, n'a plus que des vertus. On ment et on embellit ce que fut la vie du disparu. Outre qu'une telle attitude est indigne, elle est malsaine pour ceux qui pleurent le défunt, car elle les amène à croire qu'ils ont perdu quelqu'un d'infiniment plus grand qu'il ne l'était en réalité.

Si une femme meurt en donnant le jour à un enfant, le père risque de se montrer hostile vis-à-vis du pauvre bébé dont l'existence a coûté la vie à son épouse. Et ce sont deux existences qui sont ruinées, ce qui est une injustice grave. Si seulement les gens arrivaient à éclaircir leur « conceptions » sur certaines choses.

Qu'est-ce donc que le chagrin ? Bien souvent de l'égoïsme !

C'est souvent une révolte contre tout changement. La mort, en ce qu'elle a de définitif, est un bouleversement mal accepté. Pour revenir à l'attitude à adopter envers une personne affligée, il faut l'encourager à parler du défunt et si la personne pleure, c'est encore mieux. En pleurant les émotions sont libérées et il n'y a alors pas de risque pour l'équilibre mental de la personne. Vous devez parler gentiment mais fermement à la personne en lui disant de pleurer, de ne pas refouler ses émotions, en lui disant que oui, elle fait face à une terrible perte, mais que le jour viendra pour elle aussi de passer de l'autre côté du rideau qui sépare les morts de ce monde des vivants du monde suivant. Et si vous êtes psychologue - et les meilleurs se recrutent parmi les amateurs et non pas chez les soi-disant professionnels -, vous pouvez aider efficacement ceux qui en ont besoin.

Je tiens à mentionner ici que, bien qu'il faille encourager les gens à donner libre cours à leur chagrin afin de le « faire sortir de leur système », il ne faut en aucun cas les laisser s'installer dans le travers qui consiste à s'apitoyer sur eux-mêmes. Il y a une nuance que celui qui cherche à aider doit sentir.

Comme ça peut prendre jusqu'à 3 jours pour que la corde d'argent soit tranchée et le Bol d'Or brisé – c'est-à-dire le moment où le corps astral est complètement délivré du corps physique mort – le chagrin excessif ne devrait pas durer plus que ces 3 jours ; autrement, nous créons de graves interférences et troublons douloureusement la personne qui vient d'arriver dans le monde astral. Notre affliction ne fait que fournir des « ancres » indésirables qui ne font que retarder les progrès du disparu. Lisez « Au-delà du Dixième (Les Clés du Nirvana) » page 13 dernier paragraphe.

Je comprends parfaitement que ceci puisse être très difficile pour plusieurs, spécialement quand quelqu'un vient tout juste de perdre un être bien-aimé, mais soyez certain que vous n'aidez pas le disparu par vos crises de larmes intempestives après ces 3 jours. Si vous aimez vraiment la personne disparue, séchez vos pleurs et soyez patient. Vous reverrez TOUJOURS ceux que vous avez vraiment aimés ! Demeurez patient jusqu'à ce que votre temps soit venu.

Si vous le désirez, vous pouvez apprendre à faire le voyage Astral et rencontrer ainsi vos chers disparus encore plus tôt.